Extia - D'abord qui, ensuite quoi !

Extia dans la presse
Convivialité et autonomie, au service de l’agilité

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​Pour redresser l’économie, les Français accordent davantage leur confiance aux PME qu’aux grandes entreprises, 78% contre 47%(*). Les petites entreprises, en particulier les start-up, sont aussi considérées comme des organisations où il fait bon travailler. « Et davantage qu’un baby-foot, ce sont les modes organisationnels et managériaux des petites structures qui sont plébiscités », pointe Patrick Dumoulin, directeur de l’institut Great Place To Work. Les gadgets (cafétéria où tout est gratuit, salle de sport ou lits pour la sieste…) ne suffisent plus pour prétendre oeuvrer au bien-être de ses équipes. « La qualité de vie au travail repose avant tout sur le plaisir tiré de l’existence des liens sociaux, de la convivialité, de la complicité », indique Norbert Alter, professeur à l’université Paris Dauphine. Et ce n’est pas parce qu’on est petit qu’on est toujours vertueux. Les situations cruelles existent partout, quelle que soit la taille de l’organisation. » Ce spécialiste du monde du travail a identifié diverses sources de bien-être comme la réalisation de missions valorisantes, de façon autonome, en s’appuyant sur la solidarité de ses collègues. Ambition plus facile à atteindre dans une structure à taille humaine. Là où l’entreprise traditionnelle dit rigidité, hiérarchie, silos, process, la start-up répond agilité, proximité, transversalité, souplesse. « Cela va du patron disponible aux recrutements, en passant par la formation et le développement de l’employabilité, les espaces conviviaux… », liste Patrick Dumoulin.

Un escalier se balayant par le haut, commençons par la « tête ». « Une hiérarchie pyramidale au sommet de laquelle trône un patron inabordable n’a rien pour contribuer au bien-être », estime Arnaud Frey, cofondateur et président d’Extia, société de conseil en ingénierie. Créée en 2007, l’entreprise affiche sept ans plus tard un effectif de 700 personnes, sans jamais se départir de son management de proximité. Un plus pour la motivation des équipes. « Attention, toutefois, à ne pas positionner le management intermédiaire entre le marteau et l’enclume. Malgré un organigramme plat, toutes les populations de l’entreprise doivent être valorisées », prévient Norbert Alter.


Créer du lien, de la solidarité dans les équipes

Deuxième élément différenciant, le recrutement. « Il faut se mettre à la place du candidat, comme on le ferait avec un investisseur ou un client », conseille Christophe Pecquerie, directeur des opérations d’Airtag, start-up spécialisée dans le paiement mobile, qui compte une quarantaine de collaborateurs. « La clef d’une bonne embauche est d’être le plus transparent possible sur l’environnement de travail. »  Voilà donc l’un des piliers de l’attractivité des start-up. L’open space végétalisé du siège de Facebook, les cuisines de Google, la salle de musique de LinkedIn…De plus en plus de petites entreprises s’inspirent de ces géants et vont jusqu’à impliquer leurs équipes dans le design de leurs locaux. Chez One2team, éditeur de logiciels de pilotage de projets, les bureaux sont considérés comme un « bien commun ». « Avant d’être un espace de travail, c’est un lieu de vie », ajoute Stéphane Amiot, son directeur des opérations. Autre spécificité de la start-up, sa capacité à créer du lien. L’emblême de cette tendance ? Le baby-foot. Mais c’est autour de la pétanque de s’inviter au bureau. Inventeur de Pétanque2table, Jean-Noël Fleury, explique que, « en plus d’offrir un sas de décompression ludique, ce type d’équipements permet aux collaborateurs de se rencontrer et aux équipes de se mélanger »Dès lors qu’une entreprise installe une table, il offre un sac de boules à chaque service. Baptisé « borne de décharge cognitive », Pétanque2table a été adopté par Orange et par le cabinet Interface. Quels qu’ils soient, ces espaces de jeux et de convivialité améliorent la transversalité, donc l’agilité et la réactivité, pour répondre au mieux aux évolutions du business. Gain en compétitivité et attractivité, c’est du gagnant-gagnant.

(*) Sondage réalisé par l’institut Think pour Cerfrance et Novancia à l’occasion du Salon des entrepreneurs de Paris 2014.


Trois expériences d’échanges

EXTIA
Le baby-foot comme outil de « team building »

Au-delà des événements ludiques qu’elle organise et encourage : sorties en parc d’attractions, soirées à thème et les incontournables tournois de baby-foot… la société Extia (700 collaborateurs) multiplie les moments où les membres de ses équipes peuvent se rencontrer et échanger. Ainsi, les collaborateurs prennent eux-mêmes en charge la formation d’autres collaborateurs. En complément de la formation continue, des sessions sont organisées chaque semaine où, sur la base du volontariat, des salariés forment d’autres salariés. « Un management agile est synonyme de responsabilisation et de convivialité », estime le président de l’entreprise, Arnaud Frey. Ce qui s’applique au management vaut également pour le recrutement. Le crédo d’Extia est « d’abord qui, ensuite quoi ». « Nous ne cherchons pas des compétences, mais un profil, un talent, une personnalité avec laquelle nous sommes prêts à partager une aventure humaine. »


ORANGE
L’open space, comme espace de travail convivial

Décrié souvent, honni parfois, l’open space revient en grâce. Illustration avec cette expérimentation humaine, conçue par l’agence D-Sides et actuellement menée par Orange… Depuis septembre dernier, dans le quartier de Bonne-Nouvelle à Paris, trois équipes du groupe ont investi un plateau brut de 350 mètres carrés, où sont également installés des start-up, des designers, des artistes. En tout, une soixantaine de personnes cohabitent dans un espace décloisonné. L’idée est de brasser ces diverses communautés et d’observer comment cette ouverture sur les autres contribue au collaboratif, à l’innovation, à la créativité… « Cette expérience fait partie d’un ensemble d’opérations pilotes que nous menons dans le cadre de notre transformation numérique, explique Ludovic Guilcher, DRH adjoint d’Orange. Là où l’entreprise du XXe siècle était en quête d’homogénéité, nous faisons, à l’inverse, le pari de l’ouverture, du brassage, du dégagement… »


One2team

L’informel s’invite autour de la table de cuisine


Les nouveaux locaux, bordés de grandes baies vitrées, de la société One2team ont des allures de loft. Implanté à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), depuis 2013, cet éditeur d’une solution SaaS de pilotage de projets, créé en 2000, compte aujourd’hui 37 collaborateurs. Leur espace de travail modulable comprend notamment une cuisine, dite « salle de vie », propice aux échanges aussi bien professionnels qu’informels. Entre autres dispositifs destinés à faciliter les interactions et à valoriser chaque collaborateur, l’opération « Partage tes compétences ». Qu’on soit féru de photographie, de sport ou de langues étrangères, l’idée est de partager sa passion. Et c’est dans la cuisine que ça se passe. A l’occasion de la Coupe de monde de football, le sol de la dite cuisine-salle de vie avait été recouvert d’une moquette verte, clin d’oeil aux terrains de foot et une invitation de l’entreprise à venir suivre les matchs entre collègues.


Julie Le Bolzer

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