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Extia dans la presse
"Télétravail : Comment organiser le retour au bureau ?"

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​Management. Le virus fait encore peur et beaucoup préfèrent rester chez eux, à l'abri. Les patrons et les DRH doivent parfois les convaincre de regagner les bureaux. Mission difficile.

​"Je ne veux plus retourner au bureau!" Confinement oblige, 5 millions de salariés du privé travaillent "à l'abri" chez eux, depuis le mois de mars et 3 millions d'entre eux y ont pris goût, selon une toute récente étude Deskeo. Parmi les avantages avancés, le temps gagné en évitant les transports - surtout en région parisienne -, moins de stress, plus d'indépendance, plus de productivité. Mais aussi... la peur du virus qui court toujours. "Je ne me sentirais pas du tout en sécurité dans un train bondé, serré dans un ascenceur avec 10 autres personnes ou à 30cm de mes collègues, avoue Frédéric, 51 ans, cadre bancaire. Car je doute que les mesures de distanciation soient réellement respectées".

​Progressif mais rapide.

Seulement voilà, une entreprise ne peut pas vivre éternellement à distance, "atomisée". Certains services des ressources humaines militent pour un retour progressif mais rapide à la présence physique des salariés au bureau. Parmi eux, Emmanuelle Pays, DRH du groupe Extia (2 000 salariés), une grande entreprise de conseil en ingénierie : "Nous avons besoin d'une dimension collective. Dissoudre le lien social au-delà de six mois peut causer de gros dégats à terme" explique-t-elle. "Pour l'instant, la grande majorité de nos salariés est en télétravail, mais je ne nous vois pas continuer comme cela jusqu'à l'été. Et puis si le virus circule encore pendant deux ans, on ne va pas attendre. Il faut que les salariés reviennent".

​"Sonder, écouter et évaluer".

Alors comment convaincre en douceur les plus réticents ? Les chefs d'entreprise s'arrachent les cheveux, pris entre les recommandations du Président Macron lui-même, qui privilégie toujours le télétravail "quand cela est possible" et la néccessité économique d'un retour à la normale. Pour Eric Berthet, directeur général de Alterhego, cabinet de conseil en prévention des risques psychosociaux, "les manageurs sont les premiers à être sous pression dans la gestion de salariés parfois très anxieux. Si vous ajoutez le poids de la responsabilité juridique, la lourdeur des protocoles... Il faut beaucoup de doigté pour gérer le retour!".

Emmanuelle PAYS, DRH

​Le doigté, la DRH d'Extia le revendique : "La méthode brutale, puisqu'un patron peut très bien exiger le retour au bureau, n'aurait aucun sens, affirme Emmanuelle Pays. Il faut d'abord sonder, écouter et évaluer".

Extia a pris les grands moyens. Première au classement des entreprises où il fait bon travailler en France (étude Great Place To Work), la société va lancer ces jours-ci un questionnaire d'autoévaluation anonyme pour mesurer précisement les réticences des salariés et la manière dont ils ont vécu le confinement. Elle espère ainsi pouvoir organiser un retour progressif et intelligent au bureau. 

​"Il ne faut ni mépriser ni sous-estimer l'angoisse de certains, la situation est très anxiogène, nous sommes là pour les rassurer avec l'aide de la médecine du travail".

Objectif avoué : assurer dès le mois de juin une rotation des salariés au bureau avec un télétravail alterné. 

​3 règles d'or pour assurer un retour au bureau sans casse :

  • Une sécurité irréprochable à tous les niveaux (locaux, mesures d'hygiène...)

  • Un retour certain, mais pas tous en même temps et par étapes, selon les sites et les services. Les salariés reviennent petit à petit, en fonction de leur contexte personnel (proximité, garde des enfants...)

  • Des règles communes établies après une évaluation globale, qui tiennent compte des cas particuliers (personnes fragiles, sensibles, plus âgées, qui ont côtoyé la maladie ou frappées par un 

​Pour en savoir plus, retrouvez l'intégralité de l'article du Parisien.

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