Extia - D'abord qui, ensuite quoi !

Extia dans la presse
Extia : aller à l’international reste une démarche entrepreneuriale

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Présente en Suisse, Belgique et Roumanie, la société de conseil en ingénierie, Extia, pourrait bientôt changer de fuseau horaire en s’implantant aux Etats-Unis et au Canada.

« D'abord qui, ensuite quoi » : la base-line d'Extia résume l'attachement de ses dirigeants à un management agile. Au même titre que les compétences, les appétences des collaborateurs sont prises en compte lorsqu'il s'agit de développer un projet. En matière d'internationalisation, la démarche est la même, l'entreprise s'appuyant sur les initiatives des membres de ses équipes. « L'idée d'aller nous déployer en Roumanie émane d'un de nos collaborateurs qui connaît bien ce marché, indique Arnaud Frey, fondateur de la société de conseil en ingénierie. Chez Extia, ce n'est jamais la direction qui impose une nouvelle orientation. Tous les salariés sont impliqués. Résultat, lorsque nous lançons une nouvelle activité, 80 % du chemin est déjà réalisé puisque l'ensemble des équipes se l'est déjà appropriée. »

Les méandres administratifs

Des freins existent néanmoins. Premiers d'entre eux, les méandres administratifs : des démarches très lourdes en Belgique, trois mois pour ouvrir un compte bancaire en Roumanie. « Nous étions prêts d'un point de vue ressources humaines et nous avions bien appréhendé l'aspect business, en revanche, nous avons manqué d'anticipation sur la question administrative », observe Arnaud Frey. Malgré cette déconvenue, l'internationalisation d'Extia est concluante, les trois pays (Suisse, Belgique et Roumanie) où l'entreprise est présente depuis deux ou trois ans sont à l'équilibre et les équipes en place ne cessent de s'étoffer : une cinquantaine de collaborateurs en Belgique, une vingtaine en Roumanie et une dizaine en Suisse. L'analyse des besoins des clients sur place (des entreprises locales et des filiales de groupes français) avait été menée en amont. « L'idée n'était pas de proposer un modèle français, mais un modèle belge en Belgique, un modèle suisse en Suisse, un modèle roumain en Roumanie. Tout en conservant ce qui fait notre valeur ajoutée, à savoir une approche itérative de l'innovation qui s'appuie sur le bien-être au travail », explique Arnaud Frey. En effet, Extia entendait à la fois exporter un savoir-faire en matière d'ingénierie, de digital et d'agilité, tout en se dotant de moyens de production « nearshore ».


Prochaines régions visées : l'Espagne et la Scandinavie

Extia finance sur fonds propres son développement à l'international. « Notre stratégie est d'être le plus fort possible sur le marché français pour pouvoir investir à l'étranger sur capitaux propres », précise Arnaud Frey. Ainsi, l'entreprise entend-elle se renforcer en France et en Europe (notamment en Espagne et en Scandinavie) ces trois prochaines années pour pouvoir envisager de traverser l'Atlantique en s'implantant aux Etats-Unis et au Canada, deux pays qui promettent de belles opportunités dans le secteur du conseil en ingénierie. Côté accompagnement, Extia a bénéficié de l'expertise de Business France qui, conscient que le recrutement représente l'un des enjeux majeurs pour les entreprises qui s'internationalisent, a mis en place un dispositif de Volontariat International en Entreprise (V.I.E.) . « Nous avons des V.I.E. en Belgique et en Suisse. L'aspect RH est l'un des piliers de notre internationalisation, rappelle Arnaud Frey. L'adhésion des équipes est la première marche. La construction de la dynamique business vient ensuite. »

Julie Le Bolze

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