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Des Extiens prennent part au projet MakAir !

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Depuis le 17 mars le collectif non-lucratif Makers For Life travaille sur la conception et la production du MakAir, un respirateur artificiel industrialisable exclusivement dédié au traitement du Covid-19.

respirateur MakAir

Nous vous l'annoncions il y a quelques jours sur nos réseaux sociaux, par le biais du mécénat de compétences et grâce à l’expertise de son bureau d’études CDF, Extia est fière de participer à ce très beau projet.

En effet, deux de nos Extiens, Steven, Responsable technique du bureau d'études CFD, et Arnaud, Responsable mécénats et développement durable, y prennent part en mettant au service du collectif leurs expertises respectives.

Cette semaine, l’équipe communication interne d’Extia a décidé de leur poser quelques questions.Dans cette interview, ils reviennent pour nous sur leur rôle dans ce projet, sa genèse et les prochaines étapes.

1. Vous êtes investis avec Extia sur le projet MakAir, pouvez-vous nous en dire davantage ?

Face à l'urgence sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, le collectif français Makers For Life est né de l'initiative d'entrepreneurs nantais, de Makers, de chercheurs, de professionnels de santé et d'ingénieurs. Impulsé par Quentin Adam, CEO de Clever Cloud, le projet MakAir compte désormais plus de 250 bénévoles. L'objectif de ce projet est de concevoir un respirateur artificiel facilement industrialisable et peu onéreux afin de permettre à tous de pouvoir le fabriquer rapidement, avec de bonne performances pour alimenter les patients en air oxygéné. Entièrement open-source, tous les plans et tous les détails de conception et de fabrication sont disponibles en accès libre ICI.

2. Comment êtes-vous entrés en contact avec le collectif à l'initiative du projet ?

Steven
: Le collectif s'est construit autour du réseau des bénévoles. De mon côté, une personne de mon entourage faisant partie des Makers For Life a suggéré mon nom à Quentin Adam lorsque le projet s'est confronté à des problématiques de mécanique des fluides. L'expertise du bureau d'études CFD d'Extia est reconnue puisque nous avons l'habitude de travailler sur des sujets techniques et innovants. L'une des forces d'Extia est nous permettre de travailler pour tous les secteurs d'activité et sur des projets à forte valeur ajoutée. Un bénévole connaissant nos compétences en CFD m'a donc sollicité car le collectif avait besoin de conseils sur le design d'un ventilateur.

Arnaud : Au sein de la direction des projets et de l'innovation, nous réalisons depuis maintenant 5 ans du mécénat de compétences pour différentes associations (ex : la Croix Rouge, Emmaüs, etc.). Nous avons donc l'habitude de travailler en partenariat et collaboration avec des acteurs non-lucratifs ou des organismes de recherche. Nos activités en matière de mécénat nous ont permis de très vite être identifiés et ainsi recevoir les conventions de partenariat de la Fondation de l'Université de Nantes.

3. Pourquoi avez-vous choisi de vous investir dans ce projet ? 

Il va sans dire que la situation sanitaire actuelle nous impacte tous. Lorsque le CEO de Clever Cloud nous a contactés, nous n'avons pas hésité. Il nous a semblé naturel de nous mobiliser pour mettre l'expertise d'Extia et plus particulièrement l'expertise du bureau d'études CFD au service de la lutte contre cette pandémie.

4. En tant qu'Extiens, qu'avez-vous fait concrètement sur ce projet ? 

Steven
: Dans un premier temps et en lien avec l'expertise du bureau CFD, nous avons été sollicités afin d'identifier une solution pour les problématiques de vibrations observées sur le ventilateur du respirateur artificiel.Par la suite, j'ai pu continuer de contribuer au projet en modélisant numériquement l'alimentation en oxygène du respirateur artificiel, et ainsi permettre l'amélioration de son fonctionnement. À titre d'information, un patient gravement atteint du Covid-19 a besoin d'un air sur-oxygéné d'environ 50% par rapport à l'air ambiant. Il a donc fallu améliorer le design, assurer une bonne arrivée d'oxygène et un bon mélange dans l'air, le tout en soutien de l'ingénieur conception du collectif en charge de cette partie.L'agilité fût l'un des maîtres mots qui a permis à ce projet de voir le jour et d'être une réussite. Nous étions nombreux à n'avoir jamais travaillé dans le domaine médical auparavant. Face à l'urgence du projet et grâce à nos différentes formations et expériences, nous avons réussi à nous adapter et à collaborer ensemble.

5. Quelles sont les prochaines étapes dans le développement de ce respirateur artificiel ?

Ce respirateur a été testé sur des poumons artificiels ainsi que sur deux cochons. Les porteurs du projet attendent désormais l'autorisation de l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM) pour débuter des essais cliniques sur l'Homme. Ces derniers pourront avoir lieu dans les centres hospitaliers de Nantes et Brest. Des pays étrangers se sont déjà montrés intéressés par le projet MakAir, comme l'Inde ou la Roumanie. Pour l'instant, le guide est rédigé en français et en anglais. Nous pouvons cependant imaginer le traduire dans plusieurs langues pour permettre à un maximum de personnes d'y accéder, notamment dans les pays les plus défavorisés.

6. Le mot de la fin ?

N'hésitez pas à soutenir le projet en relayant ses actualités ou les plans de fabrication via les réseaux sociaux. L'objectif est de pouvoir diffuser l'information et ainsi peut-être permettre au plus grand nombre de personnes d'avoir accès à ce respirateur.

Pour en apprendre plus sur cette initiative, rendez-vous sur le site MakAirLife

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